Banniere

L’astrophotographie nécessite l’acquisition de compétences dans plusieurs domaines :

  • La connaissance du ciel
  • Depuis l'aube de l'Humanité, le ciel étoilé a constitué un "grand livre" où chaque individu, groupe humain, société, et culture y ont inscrit leurs rêves et leurs angoisses. Les Gaulois ne craignaient ils pas qu'il leur tomba sur la tête ? Fruit d'une imagination naïve, des personnages, des animaux, des objets sont venus mettre des noms sur des groupements illusoires d'étoiles plus ou moins remarquables par leur disposition, leur éclat, fixe ou variable, en vertu d'un phénomène psychologique nommé "Prégnance" qui fait voir par exemple, dans un ensemble de points disposés de façon aléatoire, des formes géométriques : segments de droite, triangles, carrés, trapèzes et leurs différentes juxtapositions, alors que rien de réel ne les relient matériellement. Il en est de même avec des formes floues, comme les nuages et bien d'autres éléments. (voir à Rorschach). A fortiori dans les étoiles, que les apparences situent sur une sphère illusoire nommée "sphère céleste" ou encore "sphère des fixes", comme disait-on dans l'Antiquité. Alors qu'elles sont inégalement réparties dans un espace tridimensionnel , en faisant volontairement abstraction, pour le moment, de la dimension temporelle que nous aborderons plus tard.

    OrionOrion

    Afin de se faire une idée des distances vertigineuses propre à l'astronomie, l'aide d'une représentation "à échelle humaine" est utile. Prenons deux exemples,

    d'abord avec la distance moyenne terre—Soleil : soit 150.000.000 de kms. Pour franchir ce gouffre, il faudrait cinq mois à une sonde spatiale lancée à 11,6 km/sec — vitesse dite de "libération" pour s'affranchir de l'attraction terrestre — soit plus de 40.000 km/h, , pour atteindre le Soleil !

    deuxième exemple : il faudrait un milliard d'années à la même vitesse pour atteindre cette étoile, la plus proche du soleil : Proxima centauri ! Cette dernière au vu de son éloignement, va nécessiter un changement d'unité de mesure de la distance. Le kilomètre n'étant plus représentatif, cède la place à une unité spécifiquement astronomique : la distance (une dernière fois, exprimée en km) parcourue par la lumière (se propageant à 299 792 458 m/s soit 1 079 252 848,8 km/heure) en un an (A-L): 9 460 730 472 580 km ! Cette étoile est située à 4,2 AL (soit 40 milles milliards de km). Que penser alors de ces astres et autres corps célestes situés à des milliers, à des millions et plus d'A-L ?!

    Auteur : CMi